[Gouvernance] Première réunion du nouveau conseil scientifique

24 juillet 2026

gouvernance

La réunion du conseil scientifique du Parc s'est tenue à l'IRD, avec une partie des membres en visioconférence.

La réunion du conseil scientifique du Parc s'est tenue à l'IRD, avec une partie des membres en visioconférence.

Réuni le 17 juillet à Nouméa, le conseil scientifique du parc naturel de la mer de Corail a tenu sa première séance dans sa nouvelle composition. Au-delà de l’installation de sa nouvelle gouvernance, cette réunion a permis d’engager les réflexions sur plusieurs dossiers structurants qui accompagneront la gestion du Parc dans les prochains mois.

Le 17 juillet s’est tenue dans les locaux du centre IRD de Nouméa, la première réunion du conseil scientifique du Parc dans sa nouvelle composition.

Le conseil accueille deux nouveaux membres : Caroline Ton, pour son expertise en halieutique, en remplacement de Valérie Allain, et Claire Garrigue, experte en écologie et conservation de la mégafaune marine, ex-chargée de recherche à l’IRD et cofondatrice d’Opération Cétacés.

Le conseil qui compte donc désormais quatorze membres (au lieu de treize auparavant) a procédé à l’élection de son bureau, ainsi qu’à l’approbation du règlement intérieur et de la charte. Le bureau sortant a été reconduit, en intégrant Jean Roger comme deuxième vice-président.

Les membres ont également pris connaissance des dossiers qui vont être soumis à leur avis dans les prochains mois. Parmi eux figure le projet PERFECT, porté par le SPNMCP avec le soutien du programme BESTLIFE 2030 de l'UICN, et en partenariat avec l’association Bird Conservation New Caledonia (BCNC). Il prévoit l’éradication des fourmis électriques et des souris grises sur l’île Longue, aux Chesterfield.

Le service a, par ailleurs, présenté l'état d'avancement de la révision du plan de gestion du Parc, ainsi que la méthodologie retenue pour cette démarche conduite avec les membres du comité consultatif.

Cette année, le conseil sera également appelé à se prononcer sur la définition d’un seuil de fréquentation acceptable pour les réserves du Parc, qui font l’objet de suivis écologiques et de campagnes scientifiques régulières. Face à l’intérêt croissant que suscitent ces écosystèmes ultrapréservés, la Nouvelle-Calédonie souhaite définir un cadre permettant de mieux maîtriser les impacts des missions autorisées.

Une séance plénière, programmée en novembre 2026, permettra également d’examiner les avancées des deux grands programmes en cours : le suivi de la Mégafaune du Parc et l’avant-projet de restauration écologique de Walpole.

Un conseil pour éclairer la gouvernance

Le conseil scientifique du Parc constitue une instance d’expertise essentielle pour éclairer et orienter les décisions de gestion de cette aire marine protégée. À ce titre, il formule des avis et recommandations destinés au comité consultatif du Parc et au SPNMCP chargé de la gestion du Parc.

Prévu par l’arrêté de création du Parc, il est mis en place de manière effective le 11 septembre 2018. Initialement dénommé « comité scientifique », il est officiellement devenu « conseil scientifique » en novembre 2024. Sa composition a fait l’objet d’un ajustement en juin 2026, par arrêté du gouvernement.

Cette évolution s’accompagne de plusieurs adaptations destinées à renforcer son fonctionnement : possibilité de désigner un ou deux vice-présidents, faculté d’ajuster la composition du conseil ou du bureau en cours de mandat, et de se saisir de certaines questions relevant de son champ de compétence. L’objectif est de conforter son rôle d’appui scientifique auprès du comité consultatif du parc naturel de la mer de Corail, afin d’éclairer ses décisions.

Entre 2018 et 2026, l’instance s’est réunie à 19 reprises et a rendu une trentaine d’avis sur des sujets liés à la gestion et à la préservation des milieux naturels du Parc : projets de textes réglementaires, campagnes scientifiques, protocoles de suivi des écosystèmes, projets de restauration écologique ou encore des opérations exceptionnelles, telles que le démantèlement du navire Kea Trader.

 

Les avis du conseil scientifique sont publics et consultables ici (en bas de page).

La nouvelle composition du conseil scientifique

Le conseil scientifique est composé de personnalités qualifiées, nommées en leur nom propre pour leurs compétences scientifiques et leur connaissance des enjeux du Parc.

À l’issue du mandat précédent, une nouvelle composition a été définie, afin de couvrir les principales disciplines nécessaires à la compréhension et à la gestion des écosystèmes du Parc : écosystèmes terrestres, récifo-lagonaires, océaniques et profonds, halieutique, archéologie, anthropologie, géologie, géographie et droit.

Deux membres invités participent également aux travaux avec voix consultative.

À la demande du conseil et avec l’avis favorable du comité consultatif, le gouvernement a créé en juin 2026 un quatorzième siège consacré à l’écologie et la conservation de la mégafaune marine.

Quatorze membres nommés pour trois ans :

  • Pascal Dumas (géographie), président
  • Martin Thibault (écosystèmes terrestres), vice-président
  • Jean Roger (géologie marine), deuxième vice-président
  • Géraldine Giraudeau (droit), secrétaire

 

  • Nathalie Baillon (biologie marine)
  • Claire Garrigue (écologie et conservation de la mégafaune marine)
  • Édouard Hnawia (ethnopharmacologie)
  • Yawiya Ititaty (écologie de la restauration)
  • Yves Letourneur (écosystèmes récifo-lagonaires)
  • Christophe Menkès (écosystèmes océaniques)
  • Catherine Sabinot (anthropologie)
  • Sarah Samadi (écosystèmes profonds)
  • Christophe Sand (archéologie)
  • Caroline Ton (halieutique), en remplacement de Valérie Allain (démissionnaire)

Deux membres invités :

  • Agnès Carlier (déléguée territoriale NC de l'Office français de la biodiversité)
  • le délégué territorial à la recherche et à la technologie

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